Cartographier les centres de données : un chantier fragmenté

1. Les racines du nuage

L'infrastructure du numérique est souvent décrite par la métaphore du « nuage », qui suggère une réalité immatérielle et sans localisation précise. Cette image masque une empreinte physique importante : les services en ligne, le stockage de données et, de plus en plus, l'entraînement et l'exécution de modèles d'intelligence artificielle reposent sur des centres de données, c'est-à-dire des bâtiments industriels remplis de serveurs, raccordés aux réseaux électriques et de télécommunications. Leur consommation d'électricité, d'eau et de foncier est considérable, et ses effets se font sentir bien au-delà des sites eux-mêmes.

L'essor récent de l'intelligence artificielle générative a changé l'échelle de ces installations. À Memphis, dans le Tennessee, l'entreprise xAI a mis en service Colossus, un site qui regroupait début 2026 plus d'un demi-million de processeurs graphiques. Son alimentation électrique, assurée en partie par des turbines à gaz installées avant d'avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires, fait l'objet de contestations locales. Au Texas, le campus Stargate d'Abilene, porté par OpenAI, Oracle et Crusoe, vise une puissance de 1,2 gigawatt, comparable à celle d'un réacteur nucléaire. En Virginie, le comté de Loudoun concentre autour d'Ashburn la plus forte densité de centres de données au monde.

Ces infrastructures transforment les territoires qui les accueillent : emprise foncière, raccordements électriques, consommation d'eau, retombées fiscales, nuisances sonores. Elles suscitent un intérêt croissant de la part des pouvoirs publics, des chercheur·euses et des populations riveraines. Or un constat s'impose à quiconque s'intéresse à la question : aucun État ni aucune organisation internationale ne tient de registre public exhaustif de ces installations, de leur localisation, de leur puissance ou de leur consommation de ressources.

Face à cette lacune, une diversité d'acteur·ices a entrepris de cartographier les centres de données : entreprises spécialisées, laboratoires publics, régulateurs, équipes de recherche, associations, collectifs citoyens et communautés de contributeur·ices bénévoles. Le présent article propose un état des lieux de ces cartographies. La carte interactive qui accompagne le texte localise les initiatives recensées ainsi que quelques centres de données représentatifs; les liens colorés du texte y renvoient directement, chaque couleur correspondant à un type d'initiative.

2. Les obstacles au recensement

Le premier obstacle tient à la définition même de ce qu'est un centre de données. La catégorie « centre de données » recouvre des réalités hétérogènes, du local technique de quelques dizaines de mètres carrés hébergeant les équipements d'un opérateur télécom jusqu'aux campus de plusieurs centaines d'hectares dédiés à l'entraînement de modèles d'IA. Le Guide d'accompagnement pour l'implantation des centres de données, publié en novembre 2025 par le ministère de l'Économie, distingue cinq familles. Les centres d'entreprise, de petite taille et souvent urbains, sont exploités en propre par leur détenteur (banques, opérateurs télécoms, administrations). Les centres de colocation et d'hébergement permettent à l'exploitant de louer à des client·es une infrastructure partagée (alimentation, refroidissement, sécurité) sans posséder leurs serveurs. Les centres des fournisseurs de services cloud sont opérés par les hyperscalers américains (Amazon, Microsoft, Google) ainsi que par quelques acteur·ices français·es et européen·nes. Les centres « edge », décentralisés et de petite taille, sont situés à proximité des utilisateurs pour réduire la latence. Les centres haute densité, enfin, sont dédiés au calcul haute performance et à l'entraînement de modèles d'IA.

Entre ces catégories, la puissance électrique varie d'un facteur supérieur à mille. Selon le seuil retenu (puissance installée, surface, raccordement dédié), une même région peut compter dix ou cent centres de données, ce qui explique une part importante des écarts observés entre les recensements. Le débat public gagne à distinguer ces catégories : les enjeux d'un site de proximité de 500 kilowatts n'ont que peu à voir avec ceux d'un campus hyperscale d'un gigawatt. Cette hétérogénéité n'est compensée par aucun cadre réglementaire dédié : le centre de données ne constitue pas une catégorie juridique en soi. Selon les pays et les projets, il se trouve classé comme installation industrielle, infrastructure de télécommunication ou simple bâtiment commercial. Ces travaux ne disposent donc d'aucun périmètre stable et commun.

Le deuxième obstacle tient à l'opacité du secteur. Les exploitants invoquent, souvent conjointement, le secret des affaires et des impératifs de sécurité pour limiter la publication d'informations sur leurs installations. Les projets d'implantation sont fréquemment portés par des sociétés de projet créées pour l'occasion, sous des noms de code qui ne révèlent pas l'identité du client final. Les demandes de permis et les études d'impact, lorsqu'elles sont publiques, sont parfois expurgées des données de puissance ou de consommation d'eau. Les accords de confidentialité conclus entre promoteurs et municipalités restreignent en outre ce que les élu·es locaux·ales elleux-mêmes peuvent divulguer. Dans ces conditions, cartographier revient moins à compiler des données disponibles qu'à mener un travail d'enquête.

Le dernier obstacle est la vitesse d'évolution du secteur, qui rend toute photographie rapidement obsolète. Les travaux de l'Université York (Data Centred) l'illustrent pour le Canada : la capacité des projets annoncés ou en construction y représente près de quatorze fois celle du parc en exploitation. Une carte qui se limiterait aux installations opérationnelles ne rendrait donc compte que d'une fraction du phénomène, alors que c'est précisément en phase de projet que le public peut participer aux décisions d'aménagement. Suivre le cycle de vie complet des projets, de l'annonce à la mise en service en passant par les abandons, devient une exigence méthodologique à part entière.

3. Les familles d'acteur·ices

Face à ces obstacles, le paysage de la cartographie des centres de données s'est construit progressivement, au gré des besoins d'acteur·ices aux finalités différentes.

Les acteur·ices privé·es ont ouvert la voie, pour des usages commerciaux. La plus ancienne référence encore active, Data Center Map, a été lancée en 2007 pour pallier le manque de transparence d'un marché alors peu lisible, y compris pour ses propres participant·es. Alimenté par les déclarations volontaires des opérateurs, qui y voient un canal de visibilité, le site recense aujourd'hui plusieurs milliers d'installations et constitue de fait la principale référence documentaire du secteur. Baxtel et Aterio occupent un créneau comparable, plus spécialisé : le premier propose des fiches techniques détaillées par site, le second des jeux de données payants destinés aux investisseur·euses et aux équipementier·ères. Ces jeux de données couvrent notamment les États-Unis et le Canada, projets en construction inclus. Ces produits renseignent sur les services et les capacités, beaucoup moins sur les impacts environnementaux ou territoriaux.

Les acteur·ices public·ques ont investi le champ plus récemment, selon deux logiques distinctes. La première est celle de la planification : aux États-Unis, le National Renewable Energy Laboratory (NREL), laboratoire fédéral du département de l'Énergie, a publié fin 2025 une carte recensant plus de 4 000 centres de données en exploitation, en construction ou en projet. Cette carte les met en relation avec les lignes de transport d'électricité et les grandes dorsales de fibre optique, afin d'anticiper où la demande électrique va se matérialiser. La seconde est celle de la régulation : en France, l'Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep) collecte chaque année auprès des opérateurs, dans le cadre de son enquête « Pour un numérique soutenable », des données environnementales (consommation électrique, efficacité énergétique, consommation d'eau) qu'elle publie de manière agrégée. Il s'agit à ce jour d'un des rares dispositifs au monde où la puissance publique impose par la loi la remontée d'informations environnementales aux exploitants, contrairement aux méthodes qui dépendent de leur seule bonne volonté. À une échelle réduite, l'Institut Paris Region tient un Observatoire des data centers d'Île-de-France qui documente de façon publique et exhaustive l'implantation, la puissance et les projets de la région, offrant un exemple rare de cartographie institutionnelle complète d'un territoire.

La recherche s'intéresse de longue date aux impacts environnementaux du numérique, et l'essor de l'intelligence artificielle lui donne aujourd'hui un nouvel élan sur la question spécifique des centres de données. L'institut Epoch AI, spécialisé dans l'étude quantitative des tendances de l'IA, a lancé en novembre 2025 un hub de données sur les plus grands centres de données d'IA à l'échelle mondiale. Sa méthode combine imagerie satellite à haute résolution, permis de construire et documents publics, et l'intégralité des données est publiée sous forme téléchargeable. Au Canada, l'équipe de l'Université York a produit en 2026 la première vue d'ensemble du parc national en suivant chaque projet de l'annonce à la mise en service, documentant ainsi l'écart marqué entre les annonces et les réalisations.

Les acteur·ices associatif·ves et citoyen·nes forment la famille la plus diverse. En France, le collectif Le nuage était sous nos pieds, formé à Marseille en 2023 dans le contexte de l'expansion contestée des campus portuaires de la ville, recense à la fois les installations existantes, les projets annoncés et les mobilisations qui s'y opposent. Aux États-Unis, le Piedmont Environmental Council, organisation environnementale établie de longue date en Virginie, a créé en 2023 la carte des centres de données existants et proposés du comté de Loudoun. Le cas de l'Ontario Data Centre Tracker mérite d'être mentionné : ce suivi provincial est l'œuvre d'une seule résidente. Sa méthodologie, artisanale et peu documentée, invite à la prudence quant aux chiffres publiés, mais l'existence même de l'initiative témoigne d'un déficit d'information publique que des particulier·ères entreprennent de combler par leurs propres moyens. Au Québec, où aucune cartographie citoyenne n'existait jusqu'ici, le collectif NRS (Numérique Responsable et Soutenable) a annoncé pour courant 2026 la publication d'une carte issue de son projet de recherche À la recherche des centres de données québécois. Elle constituerait la première initiative de ce type dans la province.

Les communautés open-source et les médias complètent le tableau. En France, l'entreprise Hubblo a lancé en 2026 un inventaire ouvert des centres de données du territoire, construit à partir de sources publiques structurées selon un schéma de contribution standardisé. Sur OpenStreetMap, des contributeur·ices bénévoles documentent les centres de données un par un au moyen de la balise telecom=data_center. Cette couche de données ouvertes, imparfaite mais librement corrigeable, alimente d'autres productions, comme la carte mondiale du média français Next. Celle-ci croise les centres de données issus d'OpenStreetMap avec des indicateurs de stress hydrique, d'intensité carbone du réseau électrique et des images satellite historiques. Ce travail journalistique montre ce que permet l'agrégation de données ouvertes, tout en posant la question des crédits : la valeur de la carte finale repose largement sur un travail communautaire en amont, qu'il convient de citer explicitement.

Ce panorama fait apparaître un paysage riche mais éclaté : chaque carte répond à une question particulière, et les périmètres, les définitions et les licences diffèrent au point de rendre les comparaisons délicates. La section suivante analyse les méthodes de collecte qui mènent à ces différences.

4. Les méthodes de cartographie

Derrière cette diversité d'acteur·ices, on peut identifier quatre grandes méthodes de collecte, que les initiatives combinent en proportions variables.

La collecte déclarative consiste à obtenir l'information directement des exploitants. Elle peut être volontaire, comme chez Data Center Map, où les opérateurs renseignent eux-mêmes leurs fiches, ou obligatoire, comme dans l'enquête annuelle de l'Arcep. Fiable pour ce qui est déclaré, cette méthode est par construction muette sur ce que les exploitants choisissent de taire, et sa couverture dépend de l'incitation (commerciale ou réglementaire) à déclarer.

L'enquête en sources ouvertes, ou OSINT (open source intelligence), reconstitue l'information à partir de documents publics : permis de construire, demandes de raccordement électrique, documents d'urbanisme, registres d'entreprises, presse locale, offres d'emploi. Cette méthode, au cœur du travail du collectif Le nuage était sous nos pieds, demande un temps considérable et une connaissance fine des procédures administratives locales. Elle reste toutefois la seule qui permette de documenter les projets avant leur annonce officielle, au moment où l'information a le plus de valeur pour le débat public.

La télédétection exploite une caractéristique physique des centres de données : leurs équipements de refroidissement, dimensionnés à proportion de la puissance informatique installée, sont visibles sur l'imagerie aérienne et satellite. Les analystes d'Epoch AI ont ainsi établi des modèles reliant le diamètre et le nombre des ventilateurs d'un site à sa capacité de refroidissement, et donc à sa puissance électrique, avec une précision qu'ils estiment satisfaisante pour le suivi des grands sites. L'imagerie permet en outre de suivre l'avancement des chantiers image par image, du terrassement à la pose des toitures, comme à Memphis ou à Abilene. La méthode est en revanche peu adaptée aux petites installations urbaines, souvent indiscernables des bâtiments classiques.

Le crowdsourcing agrège des milliers de contributions individuelles. Sur OpenStreetMap, chaque contributeur·ice documente les installations qu'iel connaît; la somme de ces contributions dessine progressivement une carte mondiale dont la qualité varie selon les régions, mais qui présente deux propriétés uniques : elle est librement réutilisable et chacun·e peut la corriger. Les erreurs y sont publiques, discutées et traçables, ce qui n'est le cas d'aucune base propriétaire.

Aucune de ces méthodes ne suffit isolément. Les recensements les plus solides les combinent, comme l'Observatoire des data centers d'Île-de-France qui maintient un suivi satellite des centres préalablement déclarés. Next fait de même en croisant les données d'OpenStreetMap avec des indicateurs environnementaux et des cartes historiques. Ces initiatives gagneraient en interopérabilité, ce que freinent aujourd'hui des licences et des formats différents.

5. La cartographie comme contestation

L'implantation des centres de données suscite une opposition locale d'une ampleur nouvelle, particulièrement aux États-Unis. Le Data Center Opposition Report, qui recense les groupes d'opposant·es organisés en ligne et dénombre plus de 500 groupes locaux et 525 000 membres en juin 2026, soit une multiplication par sept depuis décembre 2025. Ces groupes sont présents dans plus de 40 États, à un rythme de création d'environ deux nouveaux groupes par jour. Cette contestation est elle-même devenue un objet cartographique. La Coalition for Responsible Data Center Development recense les organisations citoyennes constituées autour de projets d'implantation, formant une carte de la mobilisation qui permet aux groupes locaux de s'identifier mutuellement et de partager leurs expériences d'un État à l'autre. Sur un autre registre, Data Center Watch, projet de la société 10a Labs, suit l'opposition pour le compte d'un public professionnel : ses rapports recensaient au premier trimestre 2026 environ 75 projets bloqués ou retardés par des mobilisations locales, représentant quelque 130 milliards de dollars d'investissements. Que le suivi de la contestation soit devenu un produit d'intelligence économique témoigne de l'ampleur prise par le phénomène.

Le lien entre contestation et cartographie ne se réduit toutefois pas à ce rapport d'objet à observateur·ice. Les groupes riverains sont souvent les premiers indicateurs de l'arrivée d'un projet sur un territoire : attentifs aux demandes de rezonage, aux permis déposés, aux transactions foncières inhabituelles et aux signaux faibles de la vie locale, ils détectent des indices qui précèdent fréquemment les annonces officielles. Leurs signalements alimentent directement les cartes citoyennes, comme celle du Piedmont Environmental Council ou du collectif Le nuage était sous nos pieds, qui intègrent les projets dès leur détection.

La relation fonctionne aussi en sens inverse : la cartographie outille la contestation, en donnant aux riverain·es les moyens de situer un projet dans son contexte territorial et de le comparer à des précédents, pour formuler des questions précises lors des consultations publiques. Il en résulte un renforcement réciproque : les opposant·es produisent une partie de l'information que les cartes utilisent, et ces cartes renforcent en retour leur capacité d'action. Les groupes locaux ne sont donc pas une anomalie du paysage cartographique : ils forment un réseau d'observation du territoire, dont dépendent une bonne partie des initiatives décrites dans cet article.

Cet examen suggère quelques enseignements. Une carte n'est jamais neutre : celle d'un·e courtier·ère, d'un·e régulateur·ice ou d'un collectif de riverain·es ne montre ni les mêmes objets ni les mêmes attributs, et la transparence sur les définitions, les sources et les licences importe autant que les données elles-mêmes. La pérennité constitue un second défi : nombre de cartes citoyennes reposent sur quelques bénévoles, quand elles ne tiennent pas à une seule personne, et leur maintenance dans la durée reste fragile face à un secteur qui évolue vite. Enfin, l'articulation avec les données ouvertes existantes, OpenStreetMap en premier lieu, permet à la fois de mutualiser l'effort de collecte et de garantir que les résultats restent réutilisables.

Malgré ces réserves, une tendance de fond se dessine. La cartographie des centres de données, longtemps affaire de spécialistes du secteur, devient progressivement un instrument d'information territoriale et de participation démocratique. Savoir où se trouvent ces installations, qui les exploite, ce qu'elles consomment et ce qui est projeté constitue un préalable à toute délibération publique éclairée sur leur implantation. Les initiatives recensées ici, malgré leurs limites et leurs angles morts, en posent les premières pierres : reste à les relier et à les faire durer.

Références : points cartographiés

Centres de données mentionnés

Wikipédia. (2026). Colossus (data center). Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Crusoe AI. (2025). An inside look at the Abilene AI data center. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Digital Realty. (2026). Data centers de Marseille. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Initiatives associatives et citoyennes

Le nuage était sous nos pieds. (2026). Carte des data centers, des projets et des contestations en France. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Piedmont Environmental Council. (2023). Existing and proposed data centers : a web map. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Ontario Data Centre Tracker. (2026). Ontario Data Centre Tracker. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Collectif NRS (Numérique Responsable et Soutenable). (2026). À la recherche des centres de données québécois : projet de recherche. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Initiatives de recherche

Epoch AI. (2026). Frontier Data Centers Hub; Methodology. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Carlo, A. et Rolheiser, L. (2026). Data Centred : the shifting landscape of Canada's digital infrastructure. SSRN. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Initiatives publiques

National Renewable Energy Laboratory. (2025). Data center infrastructure in the United States, 2025 (map). Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Arcep. (2026). Pour un numérique soutenable : derniers chiffres de l'impact environnemental. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Institut Paris Region. (2026). Observatoire des data centers en Île-de-France. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Initiatives privées

Data Center Map. (2026). Data Center Map : colocation, cloud and connectivity; About our data. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Aterio. (2026). Data center datasets, United States and Canada. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Baxtel. (2026). Global data center map. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Cartographie de la contestation

Coalition for Responsible Data Center Development. (2026). Map of community organizations focusing on data centers. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Data Center Watch, 10a Labs. (2026). Data Center Watch : tracking local opposition to data centers. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Initiatives médiatiques et communautaires

Hubblo. (2026). DC Watch : The digital common for data centre footprints; Licences, crédits et sources. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Next. (2026). Carte mondiale des datacenters et des ressources associées. Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

OpenStreetMap. (2026). Répartition de la balise telecom=data_center (Taginfo, Geofabrik); documentation de la balise (wiki OpenStreetMap). Consulté le 6 août 2026. Voir sur la carte

Autres références

Data Center Opposition Report. (2026). Data Center Opposition Report, rapport d'avril 2026 et mise à jour de juin 2026. Consulté le 6 août 2026.

Ministère de l'Économie (Direction générale des entreprises). (2025). Guide d'accompagnement pour l'implantation des centres de données. Consulté le 6 août 2026.

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